Annie Bocel - Artiste Graveur 

 


Le métier que je pratique consiste à réaliser des empreintes.
Pour obtenir une empreinte sur du papier, je commence par graver du cuivre ou du laiton.

Je consacre mon temps à graver des atmosphères dédiées à une forme d’éloge de la nature, à travers ses zones d’ombre et ses silences. En prenant soin de laisser suffisamment de place à l’inconnu, à ce qui est absent. Le rêve fait le reste.
Le temps agit en poésie, il y a quelque chose de puissant dans la matière qui s’érode, de sacré dans ce qui est perdu.
Les images qui naissent de mon travail sont des cartes qui conduisent vers cet ailleurs. 

Diplômée de l’école Estienne en 2008 en gravure, Annie Bocel poursuit sa formation auprès du graveur Jean-Luc Seigneur. Elle enseigne ensuite la taille-douce dans un atelier parisien et apprend l’impression de gaufrage et de marquage à chaud au sein de l’entreprise Creanog.
Riche de ces expériences successives, elle ouvre un atelier d’estampe dans le nord Finistère et en parallèle devient graveur de poinçons typographiques au cabinet des poinçons de l’Imprimerie nationale.

Ses estampes ont pour sujet la nature, le temps et son empreinte. Sensible à l’idée de ce qui est perdu, de ce qui disparaît, elle aime voir se révéler des choses et entendre murmurer leurs histoires. Dans cette recherche de formes oubliées, l’écriture et la géométrie sont essentielles.

En écho à ce travail personnel, et suite à une transmission de trois ans dans le cadre du dispositif Élève de Maître d’art mis en place par l’INMA, Annie Bocel contribue à la valorisation et à la conservation de la gravure de poinçons typographiques, métier récemment inscrit à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français.

--> interview / Ministère de la Culture

Annie Bocel graduated from the Estienne school of engraving, made her apprenticeship with engraver Jean-Luc Seigneur, then taught intaglio in a Parisian workshop and learned the impression of embossing within the company Creanog. Rich from these successive experiences, Bocel opened a printmaking workshop in northern Finistère and simultaneously became an engraver of typographic punches at the Imprimerie Nationale printing office. 
Bocel’s prints are about nature, time, and imprint. Sensitive to the idea of ​​what is lost and what disappears, she likes to see things revealed and hear their stories. She believes writing and geometry are essential in this quest for forgotten forms.
Echoing this personal work and following a three-year transmission in the framework of the Maitre d’art program set up by INMA (National Institute of Art Craft), Bocel contributes to the valorization and conservation of engraving typographic punches, a profession recently listed on the inventory of French intangible cultural heritage.